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Les monuments historiques

L'histoire d'une hostellerie : le restaurant du Chapeau rouge

Retrouvez les pages du Petit Forézien n° 262 dans lequel une partie de l'histoire de ce restaurant mondialement réputé est présentée. Une fresque, au carrefour central, évoque le souvenir de cet établissement "Le Chapeau rouge" et de M. et Mme Peronnet.

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La sculpture Agora

thumb sculpture-agoraLa sculpture Agora, symbole de l’antique cité gallo-romaine mais aussi du Feurs actuel a été dévoilée le 13 mars 1993.

Haute de quatre mètres, réalisée avec 500 kg de bronze et une tonne de marbre blanc de Carrare, elle représente une lance romaine, aux formes décalées, pointée vers le ciel, symbole de dynamisme et de modernité. La base de marbre blanc est taillée en forme de colonne romaine. Le morceau de la lance en marbre symbolise le pavillon de la paix. Le socle en granit noir du Zimbabwe (deux tonnes) possède vingt-quatre facettes, c’est-à-dire les vingt-trois communes du canton de Feurs et la ville d’Olching, ville allemande jumelée avec Feurs.
Elle est l’œuvre des sculpteurs lyonnais Callmann et Almani.

L’hippodrome « le Chantilly du Forez »

hippodrome-vue-aerienneEn septembre 1857, est fondée à l’Hôtel de ville de Feurs « la Société d’Encouragement pour la production et l’élève de chevaux dans la Loire » par le marquis Emmanuel de Poncins.

En 1858, cette association organise la première réunion hippique sur le champ de course situé à quatre kilomètres au nord/est de Feurs, sur le territoire de la commune de Civens.

La Société hippique de la Loire voit officiellement le jour en janvier 1904. Son siège social est fixé à Feurs.

Le 6 septembre 1925, l’hippodrome de Feurs est inauguré sur l’emplacement que nous connaissons aujourd’hui.

Dans les années 50, un coquet pavillon abrite les balances et les services techniques. Puis une tribune est édifiée au-dessus des gradins.

En 1989, l’hippodrome change sa structure d’accueil. Un bâtiment regroupe désormais les balances, les services techniques, les vestiaires des cavaliers et un restaurant panoramique de 170 places. Il possède une tribune de 900 places.

Le « Chantilly du Forez » conserve sa piste en herbe jusqu’en 1998 avant que l’anneau soit transformé avec une piste en pouzzolane. L’hippodrome est classé en première catégorie nationale.

Depuis septembre 2010 un bâtiment a vu le jour : « l’équiforum ». Il est non seulement utilisé lors des courses hippiques mais aussi par les foréziens lors de mariages mais aussi par les entreprises locales et régionales pour l’organisation de congrès, salons, … Le bâtiment s’élève sur deux étages.

Vous pouvez télécharger la pdfplaquette éditée par la Société hippique de la Loire lors du 150e anniversaire de l’association.

Le pont de la Loire

pont-de-la-loire-feursLe premier pont devait permettre de franchir le fleuve dès 1830. C’était un pont suspendu réalisé par les architectes « Marc Seguin et frères ». L’ouvrage était très attendu puisqu’il permettait le franchissement de la Loire sur la route nationale de Lyon à Bordeaux.

C’était un pont à péage dont une ordonnance de 1834 modifie les conditions tarifaires à la demande du concessionnaire qui voulait mettre en place une taxe spéciale pour les oies et les dindes !

Il fut reconstruit près de 100 ans plus tard, en 1926, au même emplacement. Le pont actuel mesure 193 mètres de long.

Depuis, le pont de la Loire a fait l’objet de nombreux travaux d’entretien et de rénovation, notamment à cause de l’accroissement de la circulation. De 1998 et jusqu’en 2001, les services de l’État ont réalisé d’importants travaux de réfection aux niveaux des fondations afin de stabiliser l’ouvrage.

Puis l’étanchéité a été refaite, ainsi que le revêtement. Enfin en 2006 les anciennes barrières ont été enlevées et remplacées par des barrières plus légères et plus esthétiques.

Pour la petite histoire, il faut savoir que dans La grande encyclopédie du Forez et des communes de la Loire Montbrison et sa région, parue aux éditions Horvath, il est mentionné, page 298, qu’un pont aurait pu exister à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. Un texte de 1433 parle en effet des vestiges de cet ouvrage « hypothétique » comme il est bien indiqué dans l’encyclopédie.

La chapelle des Martyrs

chapelle-des-martyrsC’est à l’emplacement actuel de la chapelle des Martyrs que furent exécutées la plupart des 80 victimes du tribunal révolutionnaire, présidé par Javogues, de novembre 1793 à février 1794.

La décision d’édifier un monument commémoratif a été prise à l’initiative du maire, Pierre-Marie d’Assier. Il fut activement secondé dans ce projet par le curé Vial et soutenu par le préfet.

On éleva donc sur le terrain, cédé gratuitement par le propriétaire M. du Rosier, un petit édifice de pierres en granit venant de Donzy, en forme de temple grec. C’était à l’emplacement même d’un petit tertre de gazon qu’on appelait déjà « le champ des martyrs » et qui recouvrait les ossements des fusillés. À l’intérieur du monument, une fosse ronde et murée reçut les restes qu’on exhuma du « champs des martyrs » ainsi que ceux de toutes les autres victimes exécutées sur la place de l’église.

Le monument fut inauguré le 16 novembre 1826.

Le monument aux morts

place-du-11-novembreDans les années 1900, une croix est installée à l’entrée de la place, dans l’axe de la chapelle des Martyrs. Le monument aux morts sera construit à cet endroit et la croix est déplacée au cimetière.

Onze ans après l’armistice et après biens des discussions, le monument aux morts est inauguré le 11 novembre 1929.

Mais, la construction du monument aux morts de Feurs est une longue histoire… Un livre très complet sur cet édifice, réalisé par Paul Valette, est en vente à l’office du tourisme, au prix de 5 euros (éditions : Cahiers de Village de Forez).

En 2010, la place du 11 novembre a été profondément remaniée, mettant en valeur non seulement le monument aux morts mais aussi la chapelle des Martyrs.

L’église Notre Dame de Feurs et les Jacquemart

eglise-notre-dame-exterieurC’est au X/XIe siècle que fut élevée la première église de Feurs, sur l’emplacement même des ruines romaines. Seuls les murs du chœur actuel témoignent de cette première construction de style roman.

Elle fut rebâtie au début du XVe siècle, dans le style gothique.

Les cloches furent fondues par les Monier de Viverols (le bourdon porte la date de 1519). Le clocher de Feurs compte actuellement cinq cloches.

De grands travaux sont entrepris entre 1855 et 1862 : la nef de l’église est prolongée d’environ cinq mètres vers l’ouest, tandis que l’ancien clocher est démonté. Des chapelles latérales construites à diverses époques complètent l’édifice.

Les architectes Bossan (le concepteur de la basilique de Fourvière) et Leo conçoivent une nouvelle façade et le clocher qui la surmonte dans un style néo-gothique très orné.

les-jacquemarts-egliseUn ébéniste forézien, Ennemond Magat sculpte la porte monumentale sur laquelle sont figurées des litanies de la Vierge. La sculpture d’une autre Vierge se trouve à l’intérieur de l’église, à droite du chœur. Elle est l’œuvre de Jean Bonnassieux.

Dans le clocher au niveau de l’horloge, les statuts de Jacquemart et de sa femme frappent les heures. Il s’agit d’une reproduction d’œuvres en bois coloré dont les originaux sont aujourd’hui conservés au musée d’archéologie. Il existait en France une cinquantaine de Jacquemart. Aujourd’hui, on en compte trente-deux. Ils fonctionnent presque tous et seulement sept sont répertoriés au sein de l’inventaire des monuments historiques, dont celui de Feurs.

Les Jacquemart de Feurs remontent, semble t-il, à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe. Ces deux sculptures sont attribuées à Benjamin Terrade qui vivait en 1886. Mais, Benjamin Terrade est, sans pouvoir assurément le certifier, simplement intervenu pour les restaurer à l’époque de l’installation sur le nouveau clocher en 1861/1862.

Les deux statues ont été rénovées sur deux ans, en 1980 et 1981, par feu Bernard Archer, boisselier.

Le château des Minimes

chateau-minimes-photoFPC’est un ancien monastère fondé en 1609 par Gilbert de Rivoire, marquis du Palais et par sa mère Gabrielle de la Barge, veuve de Balthazard de Rivoire et en secondes noces, épouse du Seigneur de Rochefort. C’était un couvent des frères Minimes de l’ordre de Saint François.

Incendié en 1755, il fut rebâti en 1758, dans sa dimension actuelle.

Durant la révolution, en 1792 ses bâtiments servirent de résidence à l’administration préfectorale puisque Feurs a été le siège de la préfecture de la Loire, lors de la création des départements, le 29 brumaire de l’an II, le 19 novembre 1793. Feurs devait perdre le titre de chef-lieu du département en 1795.

L’enclos et le monastère furent acquis par Jean-François de Boubée comme biens nationaux en 1791.

En 1926 la municipalité achète l’ensemble de l’ancien enclos des Minimes. Le parc est transformé en jardin public. Dans les bâtiments de l’ancien monastère, le musée est aménagé par Georges Guichard en 1929, à côté de l’école de filles. À cette même période, le château est prolongé aux deux extrémités par des nouvelles constructions.

En 1979, le musée est transféré au château d’Assier. Les bâtiments sont alors en totalité occupés par l’école du parc et l’inspection académique, jusqu’en 2010.

Le château d’Assier

musee-chateau-d-assierCe château a été construit au début du XIXe siècle. « Maison des champs » de la famille d’Assier, elle servait de résidence secondaire. Elle était principalement occupée en été et à la période de la chasse.

Les bâtiments étaient entourés d’un grand parc avec des communs et des écuries fort bien aménagés.

Le parc était caractéristique du XIXe siècle avec des arbres d’essence diverses et une organisation « à la française ».

Le château a été décoré par des artisans du pays. Les boiseries furent exécutées par un menuisier forézien. Les peintures en trompe l’œil sont l’œuvre du peintre Zacheo qui travailla beaucoup dans la région.

Il fut occupé régulièrement pendant plus d’un siècle. Mais, vers les années 50, il s’avère mal adapté à la vie de l’époque et extrêmement coûteux à chauffer.

Il a été acheté par la ville de Feurs dans les années 1974/1975. Après avoir été rénové, le château accueille depuis 1979 le musée d’Assier. Le musée est aujourd’hui baptisé musée d’Archéologie.

Le château du Palais

chateau-du-palais-apres-renovationL’ensemble des vestiges le plus grandiose est certainement celui du Palais écrivent Henri Ramet, Geoffroy et Georges Guichard dans Feurs la plaine du Forez. Le nom qui vient du latin palatium est resté toujours accolé au lieu où s’élevèrent successivement un édifice romain et un château au moyen âge. La persistance même de la tradition témoigne de l’impression faite sur les habitants par l’ampleur du bâtiment antique.

Au début du XVIe siècle, que, de la justice de Feurs, fut détachée la minuscule justice du Palais, au profit d’Imbaud de Rivoire, par acte du 8 juillet 1513. Le seigneur du Palais acquiert la justice haute et basse « bien confinée » en même temps que l’étang de Feurs, quatre-vingts chars de bois et quatre-vingts chars de fagots à prendre annuellement pour son chauffage dans la forêt de Sury-le-Bois.

En 1667, le Palais fut rasé par arrêt des grands jours d’Auvergne. Il s’agissait d’un château avec murailles et tours féodales. Vers 1730, François de Rivoire, marquis du Palais, fit élever, non loin du palatium mais plus éloigné de Loise la construction actuelle dans le goût du XVIIIe siècle. Elle est ornée d’un fronton couronnant l’avant-corps de ce vaste bâtiment flanqué aux extrémités de pavillons faisant saillies sur la façade.

Les auteurs parlent alors, en marge de la page, de : Le Palais-lès-Feurs.

Au lendemain de la révolution, certains châteaux demeurent intacts. C’est le cas de celui du Palais. Il est vendu en 1800 par Gonin de Lurieu à Joseph-Gabriel Périer. Ce dernier épouse la fille du maire de Feurs, Montagne de Poncins. Le domaine revint, un peu plus tard, à la descendance directe de ce dernier en la personne de Gabriel-Léon, comte de Poncins, maire de Feurs, président de la Diana sous le second empire.

En 1957, le château du Palais est acheté par la municipalité Forézienne pour 200 000 francs.

Lors de la rentrée scolaire de 1961, le collège d’enseignement général est transféré dans le château et ses bâtiments annexes. La cantine du C.E.G. se trouvait au rez-de-chaussée du château. Les cours s’y dérouleront jusqu’en 1997.

Au début des années 80 dans le cadre de la décentralisation, le château est transféré au Conseil général de la Loire. Le château du palais a été racheté en 2004 par la mairie de Feurs. Il a été entièrement rénové. Il abrite aujourd’hui la Maison des Jeunes et de la Culture et l’Association Musicale de Feurs.

Le château du Rozier

puits-chateau-rozierLes bâtiments primitifs de ce château remontaient au XVIe siècle et avaient été élevés par Jean du Rozier, au nord de Feurs, dans un parc borné par la Loise, les remparts de Feurs, et le chemin reliant cette ville au Palatium ; les substructions qui ont été retrouvées dans ce parc, avec des fragments de marbre divers, de granits, de cannelures de colonnes, ont fait admettre, par hypothèse vraisemblable, ainsi que pour le Palatium, qu’une villa gallo-romaine s’élevait jadis sur l’emplacement de ce château.

En mai 1796, Madame Adèle Michon de Vougy, veuve du capitaine du Rosier, fut envoyée en possession des biens de son mari, après la levée du séquestre, elle se hâta de faire démolir le vieux château du Rozier, ravagé à l’intérieur par les dévastations des volontaires de Saint-Chamond et des prisonniers piémontais, et dépouillé à l’extérieur de ses ombrages sécu-laires. Ainsi disparut le château du Rozier : vieux témoin de nos guerres civiles, il avait vu, à deux siècles d’intervalle trois de ses maîtres payer de leur sang leur fidélité royaliste, en 1592 et en 1793, et il avait été pillé et dévasté par les ligueurs et les terroristes. Les écuries et les dépendances du château furent épargnées et converties plus tard en atelier de fonderie et en dépôt de machines, en 1832, lors de la création du chemin de fer.

La construction actuelle, (NDLR : reconstruite après 1796) de belle apparence, fut dévolue à M. Charles d’Assier qui l’avait recueillie dans la succession de son père Jean-Eugène d’Assier, ancien maire de Feurs dont la belle-mère, Mme veuve de Brosse était la femme du dernier baron du Rozier, mort en 1855, conseiller général de Feurs, pair de France et député de la Loire.

Le château a été acheté en 1988 par la mairie de Feurs qui a fait restaurer le puits renaissance. En 2009, la municipalité a mis en valeur l’édifice en l’ouvrant sur la ville tout en aménageant un chemin de promenade.

Mots-clés: hippodrome, Agora, pont de la Loire, Chapelle des Martyrs, Château d'Assier, Château du Palais, L'hostellerie du Chapeau Rouge